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Afrique en Ligne, 2010-01-31 (Afrique en Ligne) -
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RD Congo: Vers l'explosion imminente du gaz carbonique du lac Kivu?
Source: Afrique en Ligne
Kinshasa - Pana 30/01/2010 - Environnement - Le député congolais Paulin
Batolisi Bahunga a annoncé l'explosion imminente du gaz carbonique contenu dans
la couche de méthane du lac Kivu, ce qui constituerait un risque vital pour les
populations de cette région de l'est de la RD Congo.
Dans une motion d'information déposée jeudi devant l'Assemblée nationale, le
parlementaire relève que cette menace a fait l'objet d'une réunion d'experts et
de chercheurs du Centre volcanologique de Goma les 18 et 19 janvier à Gisenyi,
au Rwanda, en vue de dégager des pistes de solution.
Le lac Kivu contient une importante couche de méthane qui doit être
méthodiquement exploité pour éviter la catastrophe qui se profile à l'horizon, a
noté le député congolais.
Quant aux experts, ils estiment que l'explosion du gaz carbonique constituerait
une catastrophe semblable à celles qui s'était produite dans le lac Nyos, au
Cameroun et dans l'océan Indien et qui avaient causé d'énormes pertes en vies
humaines et des dégâts écologiques très importants.
Selon le Centre volcanologique de Goma, 2 millions de personnes pourraient
perdre la vie si les importantes quantités de dioxyde de carbone et de méthane
retenues par les eaux du lac Kivu venaient à s'échapper. Les scientifiques
mettent en garde contre un tel désastre si aucune mesure de précaution n'est
prise.
Ils prévient que plus de 2 millions de personnes vivant sur les rives du lac
Kivu, dans le centre de l'Afrique, sont menacées d'asphyxie si le gaz qui se
trouve retenu sous la surface s'échappe.
Le lac, à cheval sur la frontière entre la RDC et le Rwanda, contient
actuellement 300 kilomètres cubes de dioxyde de carbone et 60 kilomètres cubes
de méthane, qui sont remontés dans le Kivu par des cheminées volcaniques.
Les gaz sont piégés dans des couches d'eau situées à 80 mètres de profondeur en
raison des fortes pressions qui s'exercent. Cependant, les chercheurs sont
inquiets, car des mouvements géologiques ou volcaniques pourraient perturber ces
eaux profondes, qui laisseraient alors les gaz s'échapper.
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